mercredi 17 juin 2009
Externaliser les RH
mardi 16 juin 2009
Comment externaliser sa paie ?
« Selon plusieurs études, environ 30 % des entreprises externalisent une ou plusieurs fonctions RH, commence Jean-Pierre Taieb, directeur associé de Paie RH. Et la fonction la plus externalisée est la paie, devant le recrutement et la formation. » Le directeur identifie quatre objectifs majeurs. Le premier est stratégique. Il s’agit de se recentrer sur son cœur d’activité. « La paie véhicule de plus en plus d’éléments stratégiques et techniques, appuie Jean-Pierre Taieb. Ce qui demande du temps et une certaine maîtrise. » Les trois autres objectifs sont opérationnels : réduction des coûts (coûts internes sur les RH, les supports informatiques et techniques), amélioration de la performance (via une veille juridique et technique assurée par le prestataire) et meilleure organisation (car il s’agit du cœur de métier du prestataire). Mais pour parvenir à ce résultat, il convient de se préparer en amont et de bien prendre en considération toutes les dimensions du projet.
« Sur le plan technique, nombre d’entreprises s’engagent parce qu’elles ont un problème avec la paie, explique Bruno Denkiewicz, avocat en droit social au sein du cabinet Jacques Barthélémy & Associés. Et elles s’engagent en catastrophe. » Avec le risque de passer à côté des avantages promis par le procédé. Car celui-ci demande de prévoir les outils, à commencer par le système informatique, adaptés au contexte de l’entreprise. Sur le plan humain, il ne faut pas oublier le poste d’administrateur interne. Celui-ci sera chargé de la gestion des flux, de préparer les transferts de données ou encore de suivre la qualité de la prestation et de transmettre les nouveaux accords ou nouvelles règles propres à l’entreprise.
Avant de signer un contrat avec un prestataire, l’entreprise doit également penser à consulter les représentants élus du personnel (Comité d’entreprise ou Comité centrale d’entreprise, selon les situations). Car cette décision va influer sur l’emploi et sa gestion prévisionnelle. « Et il y a un temps pour le faire », rappelle Jean-Pierre Taieb. Selon lui, ce temps se situe entre la décision de franchir le pas et la phase de contractualisation. Il s’agit d’expliquer les motivations de l’externalisation, les modalités de mise en œuvre (calendrier prévisionnel et étapes d’évolution) et les conséquences. Le directeur de Paie RH précise : « Il ne s’agit pas de poser une simple question dangereuse du type : "Etes-vous favorables à l’externalisation ?", avec une réponse fermée (oui ou non). » Selon lui, il faut faire en sorte de recueillir un avis, « car il est encore temps de faire marche à arrière à ce moment ». C’est aussi à ce moment que sera discutée la question du personnel affecté au service paie.
Concrètement, la Fnac France a mis en œuvre l’externalisation de sa paie et de la gestion administrative des salariés en 2007. « Nous souhaitions fiabiliser les écritures et réduire la saisie », explique Maguy Gaston-Labat, directrice Sirh de la Fnac. Un projet initié début 2007, pour une mise en œuvre opérationnelle au 1er janvier 2008. « Un an, c’est vraiment le minimum à prévoir pour ce type de projet », note la directrice Sirh. Le système, aujourd’hui opérationnel, permet aux salariés de saisir leurs demandes de congés sur des bornes en magasins, que le manager valide ou non. Ils peuvent effectuer leurs demandes d’acomptes et d’une dizaine de documents réalisés par le Centre de service de paie (CSP). L’outil permet également de gérer les entretiens d’appréciation, de gérer les embauches, les départs, les absences médicales etc. La directrice Sirh insiste sur les points essentiels à prendre en considération : « Il faut inclure, dans son calendrier prévisionnel : une période de paie en blanc, une de paie en double, puis une autre pour corriger les anomalies. » Des points que doit comprendre le contrat initial, afin de donner un bon cadrage au CSP et à l’entreprise qui externalise. Un contrat qui doit également comprendre les délimitations des champs respectifs d’intervention. Une bonne façon de ne pas se retrouver plus dépendant que souhaité de son prestataire.
vendredi 12 juin 2009
La DRH de British Airways choisit de se recentrer sur son cœur de métier
La gestion des temps est pour cette entreprise un élément clé. « Notre métier, le voyage, fait que nous avons une problématique de gestion des temps très particulière (multi-sites, horaires décalés, nombreux temps partiels...). Il n'était donc pas facile physiquement pour nos collaborateurs de remplir et de transmettre par exemple une feuille de congés papier. Les managers quant à eux n'avaient que peu de visibilité sur les plannings de leurs subordonnés. Avec ADP, chaque collaborateur avec un poste informatique équipé d'internet, peut accéder à ses plannings, son emploi du temps, poser des congés, demander une attestation et même voir un simulé de solde de paie. », explique Stéphanie Chauvin, Responsable Paie et Administration du Personnel France de British Airways.
Le contexte économique fait que les regards se portent aujourd'hui sur les Ressources Humaines des entreprises. Cette évolution de service a permis à la direction des RH de British Airways de répondre à la demande croissante de reporting en interne.
mercredi 10 juin 2009
HR Access participe au Forum CXP le 18 juin 2009
Capitalisant sur la performance de ses solutions, HR Access interviendra lors d'une conférence dédiée à la maîtrise des coûts de la Gestion des Ressources Humaines, et démontrera l'efficacité de ses services d'externalisation en matière de gestion de la paie via le témoignage client du Groupe AIR LIQUIDE, leader mondial des gaz pour l'industrie, la santé et l'environnement.
«Maîtriser les coûts de la GRH»
Table ronde animée par Claire-Marie de Vulliod, analyste Le CXP.
Avec les interventions de :
- Gilles Le Beux, Responsable Paie au sein du Groupe Air Liquide France. Avec plus de 15 ans d'expérience dans les Systèmes d'Information, Gilles Le Beux est responsable du pilotage de l'ensemble de la filière Administrative & Paie pour le groupe Air Liquide en France. Dans le cadre de ses activités, il s'appuie sur une solide expertise métier et légale, ainsi que sur une forte connaissance de la gestion des hommes et des organisations.
- Yves Bénézech, Directeur Outsourcing France au sein de HR Access. Spécialiste de la vente de progiciels et de services RH depuis plus de 20 ans, Yves Bénézech est responsable, chez HR Access, des opérations liées à l'Outsourcing pour la France. Il a pour mission d'accompagner le fort déploiement actuel des solutions d'externalisation sur tout le territoire.
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Plus d'informations sur le Forum CXP : http://www.forumcxp.com/
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Leader européen dans la gestion des Ressources Humaines, HR Access Solutions compte près de 900 collaborateurs - basés en France, en Espagne, en Allemagne, en Belgique, en Italie, en Grande-Bretagne, en Irlande, en Suisse, au Maroc et en Tunisie, et 600 clients répartis dans 54 pays. Expertises métier et conseils, offres progicielles, mise en œuvre et intégration, externalisation, formation, veille réglementaire, maintenance : HR Access propose une offre globale de solutions et de services en associant expertise locale et maîtrise de l'international.Les solutions HR Access résultent de 35 ans d'expérience, de recherche, de développement, de mise en œuvre et de compétences métiers, en matière de gestion des Ressources Humaines. A ce jour, plus de 10 millions de collaborateurs sont gérés par HR Access dans le monde. HR Access est une marque déposée par la société HR Access Solutions. Pour plus d'informations : www.hraccess.fr
vendredi 5 juin 2009
Le Groupe SOS compte sur la solution HR Access externalisée pour accompagner la gestion RH de ses associations
Groupement d’associations et d’entreprises d’insertion créé en 1984, le Groupe SOS intervient dans les secteurs du sanitaire, du social et du médico-social, de l’éducation, de l’insertion, du logement, du développement durable et de la solidarité internationale. Avec plus de 2700 collaborateurs, le Groupe SOS s’appuie sur 150 établissements répartis en neuf associations pour assurer son objectif prioritaire de lutte contre toutes les exclusions.
Pour plus d’informations : http://www.%20groupe-sos.org/.
mercredi 3 juin 2009
Externalisation : définition
Sous l'angle économique, elle constitue un contrat entre l'entreprise et une autre entité à qui sera confiés l'administration continue et le perfectionnement d'une ou de plusieurs tâches. Cela peut être des infrastructures telles que les réseaux de communication et/ou des démarches opérationnelles touchant par exemple la production industrielle. Du point de vue juridique, c'est surtout la notion de transfert en totalité ou partiel d'un service qui est mise en avant. Les entreprises publiques, tout comme les privées, peuvent pratiquer l'externalisation. Les raisons qui poussent une entreprise à y recourir sont nombreuses et diverses. Elle lui offre une certaine disponibilité en lui permettant de se focaliser plus sur ses spécialités et de se concentrer davantage sur les travaux à valeur ajoutée. En externalisant, l'entreprise profite par ailleurs de plus grandes compétences grâce à l'apport des expériences extérieures qui peuvent être plus performantes dans la gestion des problèmes quelquefois délicats. Externaliser permet également de jouir d'une structure économique souple dans le cas où l'entreprise doit faire face à une réduction ou au contraire à une augmentation des activités.
C'est alors à l'opérateur de s'adapter aux changements de la marche de l'organisation. Cette souplesse se ressent par ailleurs au niveau des ressources humaines. L'externalisation épargne en ce sens les problèmes de personnel tels que les absences pour maladie. Une dernière raison qui convainc les entreprises à externaliser concerne son coût. Une externalisation de service ou d'une fonction peut effectivement être très rentable à terme. Les coûts étant préalablement établis et non variables, l'externalisation permet de mieux maîtriser ceux en relation avec le service ou avec la fonction.
En résumé, lorsque l'on externalise tout un atelier de production spécifique, il est plus facile de «maîtriser» un prestataire externe en s'appuyant sur les outils de pression tels que les tarifs ou la qualité de la prestation. Ce qui n'est pas le cas pour une usine de production interne. Secundo, en cas d'un ralentissement des activités, il est plus aisé de suspendre un contrat avec un prestataire qu'avec ses employés. Enfin, il est généralement moins compliqué de laisser aux autres le soin de planifier les étapes de production, même si cela revient un peu plus cher parfois. L'externalisation ou outsourcing est le plus souvent confondue avec la délocalisation. Cette association est erronée car une externalisation ne nécessite pas forcément une délocalisation lorsque l'entreprise sélectionne notamment un prestataire local. Inversement, une délocalisation des activités ne constitue pas nécessairement une externalisation puisque la délocalisation peut être effectuée par l'entreprise elle-même en déplaçant l'une de ses usines, par exemple. Le contrôle des coûts sans passer par le change, les compétences locales et l'observation des normes nationales figurent parmi les atouts de l'externalisation locale.
Cette dernière touche par exemple la fonction de gestion des ressources humaines ou bien la section juridique d'une entreprise. Quant à l'outsourcing avec délocalisation, ce sont les entreprises oeuvrant dans le domaine du textile qui ont utilisé en premier - depuis les années 1970 - ce type de gestion de production et l'utilisent encore le plus souvent aujourd'hui. Par la suite, les constructeurs automobile ou encore les entreprises de maroquinerie se sont mis à la pratiquer. Dans le secteur services, l'externalisation offshore concerne essentiellement le domaine de l'informatique. Les entreprises se tournent principalement vers les pays de l'Europe de l'Est tels que la Russie. Il est vrai que l'externalisation présente bon nombre d'avantages. Il est toutefois primordial d'évaluer sa pertinence pour une entreprise donnée. L'outsourcing peut en effet présenter des risques pour une organisation si son opportunité n'est pas bien étudiée. Ces risques peuvent concerner la crédibilité du prestataire externe sélectionné, la divulgation des secrets de l'entreprise ou encore la perte de la maîtrise des démarches opérationnelles. Avant toute signature de contrat avec un prestataire, l'entreprise doit étudier ses risques auprès de ce dernier. Afin de se protéger contre la perte des informations top secrètes, l'accord d'externalisation peut, par exemple, inclure la mise à disposition exclusive des informations nécessaires à l'activité externalisée. Enfin, dans le cas où l'entreprise désire mettre fin à l'externalisation ou quand le contrat arrive à son terme, il est important dès le début du contrat de prévoir les coûts d'une réinternalisation pour que cette dernière ne soit pas dommageable à l'entreprise.
samedi 30 mai 2009
Externaliser pour faire mieux et moins cher
Gagner en qualité en réduisant les coûts : les directions appliquent aux RH les recettes qui leur ont réussi dans l'informatique et la gestion.
Premier rappel : tous secteurs d'activités confondus, la masse salariale représente en moyenne 70 % des frais de fonctionnement des entreprises. L'enjeu économique est donc de taille. Pourtant, la fonction ressources humaines est longtemps restée en marge des grands projets de transformation. Probablement parce que le conseil et l'accompagnement RH sont un marché de niche (près de 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires en France), qui requiert une très forte expertise. La donne est en train de changer. L'externalisation en France connaît une très forte croissance autour de 10 % par an. La dégradation de la conjoncture économique et la volonté de focaliser leur activité sur leur cœur de métier amènent les entreprises à repenser leur fonction RH bien au-delà des seules missions régaliennes. L'externalisation d'une partie de l'activité de l'entreprise, le BPO (business process outsourcing), comme la paie, la formation ou le recrutement, devrait fortement augmenter dans les trois ans qui viennent. L'objectif du BPO est de pouvoir répondre à la fois a une réduction des coûts et à une amélioration de la qualité de service.
Le retour sur investissement doit être assuré
Ainsi, les prestataires, doivent être capables de s'engager sur des objectifs précis et mesurables. Ils doivent également s'inscrire dans une logique de quick win : pas question de mettre en place des projets de très grande envergure, dont le retour sur investissement reste hypothétique. Pour convaincre leurs clients de passer d'une logique de « faire » à une logique de « faire faire »», les prestataires doivent être capables de proposer des offres attractives, avec une évaluation jalonnée des résultats et un retour rapide sur investissement. Dans ces conditions, le BPO a de beaux jours devant lui. La preuve sur le marché du conseil et des systèmes d'information RH, trois appels d'offres sur cinq portent désormais sur des projets de BPO, et cela aussi bien auprès des entreprises franco-françaises que des multinationales, sur le marché de l'industrie que celui des services, dans le secteur privé comme dans le secteur public. Et ce bien que - pour des raisons juridiques et sociales évidentes - la fonction publique veille à externaliser certaines applications informatiques en évitant toute reprise de personnel.
Le business process outsourcing peut en effet intégrer, dans certains cas, le transfert d'une partie des équipes des ressources humaines de l'entreprise cliente vers son prestataire. Ce dernier doit alors être capable d'intégrer des équipes ayant une culture bien différente des équipes de consultants et ingénieurs, avec des contrats et des conventions collectives substantiellement différentes de la convention Syntec, régissant le secteur informatique. II doit également maîtriser l’ingénierie sociale de ce type d'opération, notamment la consultation des instances représentatives du personnel et l’évolution des carrières. Mais cela ne suffit pas encore pour assurer le succès de l'opération. La réussite d'un BPO repose avant tout sur l'expertise du prestataire dans trois domaines : sa compétence métier, bien entendu, qui légitime son offre. Mais aussi l'organisation et la mise en place de processus RH et financier et, enfin, la maitrise des systèmes d'information.
La mise en place d'expertises très pointues
De plus, un business process outsourcing doit effectivement répondre aux deux objectifs visés par les entreprises : réduire les coûts tout en améliorant la qualité de service. Ce qui passe nécessairement à la fois par des logiques de mutualisation des processus, d'offre de services spécifiques (la gestion du plan de formation) et par la mise en disposition d'expertises très pointues. Dans ces conditions, le BPO ne doit pas faire peur ! II s'agit là d'un moyen de répondre aux enjeux à court et moyen terme de l'entreprise dès lors que l'on analyse l'ensemble de ses composantes. II doit être vu comme une opportunité au regard des exigences économiques et organisationnelles. Gageons que les prochaines années démontreront que les craintes face à la mise en place de BPO resteront derrière nous grâce à l'effort soutenu que nous devons réaliser aussi bien sur les dimensions économiques que sociales.
Pour en savoir plus
- « Externalisation des RH : guide pratique et questions clefs », Thomas Chardin et Patrick Bouvard, Editions d'organisation, 151 pages
- « RH, les leviers de la performance : redéfinir, développer et piloter la performance RH », Patrice Galambert, Editions d’organisation, 135 pages
Source : L’Expansion, Les citations du management, Le regard de Logica Management, Stéphane Zouari, directeur à Logica Management Consulting, juin 2009.
mercredi 6 mai 2009
12 Modes of IT Outsourcing.
Shared Services. Offshore Outsourcing . Joint Venture.
dimanche 3 mai 2009
DRH en temps de crise
Source : "Ensemble, Concrétisons vos ambitions" pour CEGID, Olivier Laurent, 11 mars 2009.
La DRH doit-elle externaliser la gestion de la formation ?
Un curseur placé différemment selon les entreprises
“ Comme la paie, nous estimons que la formation est trop stratégique pour la confier à un tiers ”, déclare Anne Caulliez, responsable de la formation dans le groupe Nexity George V Gestion, promoteur immobilier. Un avis partagé par la Sade, spécialiste des réseaux d'eau et d'assainissement et filiale de Veolia Environnement, qui délègue l'équivalent de quatre personnes et demie, sur les 20 salariés du service ressources humaines, à cette activité. “ Ces collaborateurs sont chargés de gérer tout le processus de gestion du plan de formation, depuis l'identification des besoins de l'entreprise et ceux des salariés jusqu'à l'élaboration et l'évaluation du plan ”, souligne Pascale Boyaval. Ce processus impose des tâches aussi diverses que la saisie des entretiens annuels de fin d'année, le choix des stages, la recherche des financements ou l'élaboration des budgets intégrant le coût pédagogique, ainsi que la gestion des coûts annexes liés à la logistique. En aval, la gestion du suivi des formations recouvre la gestion des convocations, de l'absentéisme, la facturation auprès des organismes de formation et la demande de prise en charge auprès des OPCA (organismes paritaires collecteurs agréés). L'aspect technique de gestion des solutions informatiques correspondantes ne doit pas être non plus négligé, notamment lorsque le paramétrage et les mises à jour sont réalisés par l'entreprise elle-même. Bref, autant d'actions qui obligent les entreprises à disposer de ressources internes dédiées, au service RH comme à l'informatique.
Or certaines entreprises, aux services RH souvent restreints, ne souhaitent pas monopoliser leurs collaborateurs à temps plein sur des opérations gourmandes en temps et sans aucune valeur ajoutée. “ Pour assurer les tâches administratives de quelque 3 000 contrats annuels de professionnalisation, nous avons choisi de nous adosser au groupe Cimes (spécialiste en externalisation des processus de gestion de la formation professionnelle – NDLR). En amont de notre back office, ce prestataire assure le montage de tous les dossiers de formation, les inscriptions, la planification et jusqu'aux sessions de formation. Les convocations, annulations de cours, transports, relances, absences, locations de salles et suivis des stages réalisés sont gérés par le back office de Carrefour en partenariat avec le centre de services de Cimes ”, explique Jérôme Gantin, directeur de la formation de Carrefour Hypermarchés France.
Pour le loueur de véhicules industriels Fraikin, l'externalisation va plus loin. “ C'est toute la gestion de la formation que nous avons choisi d'externaliser. En mutualisant de la sorte les back office de formation de toutes les entités du groupe, nous gagnons en productivité. Nous disposons également d'informations de reporting qui nous donnent une bonne vision de l'état d'avancement et des résultats de nos plans de formation, ce que nous n'avions pas auparavant, indique Alain-François Pialat, DRH du groupe. Et puis, avoir recours à un prestataire extérieur nous oblige à nous poser les bonnes questions et à mieux analyser ce que nous attendons des formations. ” Avec un taux de présence aux stages de 100 %, Fraikin avoue ne jamais avoir enregistré un tel résultat du temps de la gestion interne de la formation. “ En revanche, mettre en œuvre une politique d'externalisation pour gagner de l'argent n'est pas le bon moteur, souligne ce DRH. Le ticket d'entrée d'une telle démarche est loin d'être négligeable et la comparaison avec les coûts de gestion interne, non chiffrés, est impossible. ” Autre prestation aisément externalisable enfin : la formation ponctuelle de grand volume. Aujourd'hui, les grosses entreprises ont souvent recours à un prestataire extérieur qui assure l'intégralité de la mise en place d'une formation réalisée sur un laps de temps relativement court, incluant plusieurs centaines de personnes et portant sur un point précis tel l'aspect commercial ou technique.
Toutefois, réussir son externalisation oblige l'entreprise à prendre quelques précautions. Bien choisir son prestataire, interroger ses références, s'assurer de sa pérennité et étudier précisément son niveau de services sont les conseils des directeurs des ressources humaines interrogés.
Il faut ensuite définir les responsabilités de chacun et fixer ce qui relèvera de l'entreprise cliente et ce qui sera du ressort du prestataire. Ce dernier devra, par exemple, fournir régulièrement des rapports qui renseigneront sur les taux de présence, sur la qualité et la pertinence des formations ainsi que sur la progression des stagiaires. “ Il est important aussi de nommer en interne un chef de projet chargé de gérer la mise en place de la prestation et d'assurer le suivi du contrat ”, insiste Franck Morcant, directeur général de groupe Cimes. Enfin, souvent perçue comme une stratégie qui bouleverse les missions des collaborateurs des RH et comme une potentielle politique de réduction d'effectifs, la mise en place d'une externalisation doit être accompagnée d'une conduite du changement impliquant la totalité des acteurs informatiques, la comptabilité, les RH et opérationnels concernés par les nouveaux processus organisationnels. Il est essentiel de présenter les avantages à utiliser de tels services, de rassurer les collaborateurs RH et de leur exposer leurs nouvelles missions. De l'avis de Jérôme Gantin, “ une externalisation ne se décide pas, elle se construit ”.
Une croissance de 147 % en deux ans
- Allège toute la partie administrative du service ressources humaines.
- Intègre toutes les évolutions réglementaires et législatives sans se soucier des mises à jour des logiciels assurées par le service informatique.
- Est adaptée aux grandes volumétries de formation.
- Gère la flexibilité. Intéressant lorsque les actions de formation DIF sont réalisées sur de courtes périodes dans l'année.
- Permet un gain de productivité.
- Consolide la totalité des besoins en formation émanant de l'ensemble les filiales des sociétés.
- Fournit des synthèses donnant une vision globale utile pour une meilleure gestion.Administre la relation avec les OPCA.
- Gère la facturation des organismes de formation.Permet un contrôle et une meilleure maîtrise des coûts.
- Généralement onéreuse, surtout la première année en raison des ajustements initiaux (récupération de données, paramétrage…).
- Risque de divulgation du plan de formation, potentiellement indicateur de la stratégie de l'entreprise.
- Interfaçage difficile du logiciel externalisé avec le reste du système d'information de l'entreprise.
Elle externalise : Guillemette Thekal (RFO) : “ nous n'avons plus à nous soucier des évolutions réglementaires ”
“ Il y a un an, nous avons choisi d'externaliser notre solution Gestform de Cegedim SRH jusqu'alors gérée par nos services RH et informatique. D'une part nous souhaitions ne plus avoir à nous préoccuper des mises à jour du logiciel, opération assurée en interne par un ingénieur du service informatique. De l'autre, nous étions réticents à acquérir un nouveau serveur, investissement devenu indispensable pour implémenter la nouvelle version de l'outil. Or, même si l'externalisation a un coût, la mise de départ était moins onéreuse. En effectuant cette démarche, nous n'avons plus jamais à nous soucier des évolutions réglementaires et législatives, intégrées de façon transparente dans le service de maintenance du produit. Par ailleurs, nous pouvons accéder à la plate-forme depuis n'importe quel poste dès lors que la personne détient les droits d'accès. Cette délocalisation permet à la fois de décentraliser l'accès à la plate-forme tout en centralisant toute la gestion du plan de formation ”.
RFO
Elle n'externalise pas : Anne Caulliez (Groupe Nexity George V Gestion) : “ comme la paie, nous avons choisi de gérer notre formation en interne ”
“ Dans le cadre de la mise en place de notre processus de gestion de la formation, nous avons choisi le logiciel Formation de Cegid pour compléter notre logiciel de paie. Trois personnes gèrent aujourd'hui la formation au sein de notre service RH, et cela pour le pôle logement uniquement. Dans le cadre de leur mission, ces trois collaborateurs intègrent dans le logiciel les entretiens annuels de fin d'année, le nom des stages, le nombre de jours, le total d'heures, le coût pédagogique, les frais d'hébergement, de transport, de restauration et la masse salariale. A l'issue de cette opération, l'outil calcule le coût global de la formation et consolide toutes les demandes par service. Intervient alors la seconde phase du processus : le “ plan de formation ”. Le logiciel assure dans ce cadre la gestion de tous les stages et administre toutes les convocations, conventions, feuilles d'émargement et factures. Il intègre également en charge la déclaration fiscale. ”
Groupe Nexity George V Gestion