

Éditeur de solutions RH exclusivement en mode SaaS*, la société Altays a organisé un atelier sur un sujet encore souvent tabou : le niveau de sécurité des solutions SaaS (*Software As A Service).
Yann Guezennec, directeur d’Altays et Dr Patrice Guichard,
expert en sécurité des systèmes d’information et auditeur près la Cour d’appel
de Paris, sont revenus sur les caractéristiques du SaaS particulièrement flexible
et les problématiques sécurité qui lui sont liées.
Le SaaS est une solution d’hébergement de logiciel à
distance qui permet aux entreprises d’externaliser de nombreux services RH,
parmi lesquels la gestion du recrutement, de la paie, de la formation, des
congés, de la mobilité... Il s’agit d’un marché en plein essor. D’après
l’enquête IDC, ce mode de distribution représentera 40 milliards de dollars de
chiffre d’affaires en 2014.
Le SaaS incarne l’avenir des outils de gestion RH
Cette tendance de fond d’externalisation des applications RH
s’explique par les économies réalisées dans la gestion des processus et par le
fait qu’ils procurent aux Directeurs des Systèmes d’Information (DSI) une «
vision plus précise des coûts », selon Patrice Guichard.
Cet engouement en faveur du SaaS se justifie aussi par sa
flexibilité. Selon Yann Guezennec : « La mise en place de la gestion de
processus peut se dérouler en quelque semaines seulement, contrairement aux
SIRH internes qui réclament souvent plusieurs années. De plus, les solutions
très flexibles sont en mesure de s’adapter spécifiquement aux besoins et aux
métiers de l’entreprise cliente, quelle que soit sa taille. »
Un mode d’hébergement de plus en plus sécurisé
Le SaaS plus ou moins sécurisé qu’un SIRH interne ? « Le
SaaS n’est pas un système moins fiable que les autres. Si les utilisateurs ont
recours à une combinaison login et mot de passe complexe, changée tous les 90
jours, la plupart des problèmes seront largement évités », insiste Patrice
Guichard qui audite les systèmes d’information d’entreprises du CAC 40 et qui a
également audité les solutions d’Altays.
Et justement, il est nécessaire de prévenir les risques -qui
peuvent être de plusieurs natures en matière de SaaS : techniques, juridiques,
mais aussi en matière d’image lorsque les applications sont corrompues- par la
mise en place d’audits permettant d’évaluer le niveau de sécurité des
applications concernées.
Faire preuve d’humilité…
Une société comme Altays prend ces problématiques de
sécurité très au sérieux, d’autant que ses solutions couvrent des périmètres
métiers très larges et très sensibles. « Cela fait 10 ans que nous délivrons
nos systèmes en mode SaaS et nous nous attachons aussi bien à la qualité du
service qu’à la mise en œuvre d’une sécurité irréprochable », explique Yann
Guezennec, directeur d’Altays. Et de préciser : « Nous développons des règles
censées garantir la meilleure sécurité de nos systèmes. Pourtant, nous ne nous
considérons jamais à l’abri. Le plus important en matière de sécurité avec le
SaaS est de se montrer humble et de savoir se remettre en cause si des
indicateurs suspects sont détectés. »
La collaboration entre l’éditeur et l’auditeur
Au-delà de la méthode utilisée, la réussite d’un audit est
également conditionnée par une collaboration active entre l’éditeur et
l’auditeur. Yann Guezennec estime qu’un audit « relève d’une démarche
d’amélioration continue et ne peut porter ses fruits que si l’éditeur se montre
parfaitement transparent sur ses processus et ses systèmes ». Et d’ajouter : «
L’audit réalisé par Patrice Guichard nous a permis de mener des actions
correctives au fur et à mesure que des vulnérabilités apparaissaient. La
sécurité de nos systèmes réclame une logique d’attention permanente et nous
devons sans cesse nous adapter pour être plus performants. »
Altays a enregistré une croissance de 100 % sur les 3
dernières années grâce au développement de ses solutions SaaS sur mesure ou
mutualisées, pour tous types de processus RH.
« Altays a mis en place dans de grandes entreprises plus de
100 applications RH en mode SaaS (recrutement, mobilité, formation,
rémunération, évaluation…) aujourd’hui plébiscitées pour leur efficacité et
leur adéquation avec les besoins des métiers. Avec une considération du niveau
de sécurité toujours au premier plan », conclut Yann Guezennec.
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[NDR : N'oublions pas que le SaaS n'est pas du service, c'est comme du service. Sans que cela soit péjoratif, le SaaS est le Canadry de l'externalisation RH. Il en faut bien pour tous les goûts.]