samedi 30 mai 2009

Externaliser pour faire mieux et moins cher

Gagner en qualité en réduisant les coûts : les directions appliquent aux RH les recettes qui leur ont réussi dans l'informatique et la gestion.

Premier rappel : tous secteurs d'activités confondus, la masse salariale représente en moyenne 70 % des frais de fonctionnement des entreprises. L'enjeu économique est donc de taille. Pourtant, la fonction ressources humaines est longtemps restée en marge des grands projets de transformation. Probablement parce que le conseil et l'accompagnement RH sont un marché de niche (près de 1 milliard d'euros de chiffre d'affaires en France), qui requiert une très forte expertise. La donne est en train de changer. L'externalisation en France connaît une très forte croissance autour de 10 % par an. La dégradation de la conjoncture économique et la volonté de focaliser leur activité sur leur cœur de métier amènent les entreprises à repenser leur fonction RH bien au-delà des seules missions régaliennes. L'externalisation d'une partie de l'activité de l'entreprise, le BPO (business process outsourcing), comme la paie, la formation ou le recrutement, devrait fortement augmenter dans les trois ans qui viennent. L'objectif du BPO est de pouvoir répondre à la fois a une réduction des coûts et à une amélioration de la qualité de service.

Le retour sur investissement doit être assuré
Ainsi, les prestataires, doivent être capables de s'engager sur des objectifs précis et mesurables. Ils doivent également s'inscrire dans une logique de quick win : pas question de mettre en place des projets de très grande envergure, dont le retour sur investissement reste hypothétique. Pour convaincre leurs clients de passer d'une logique de « faire » à une logique de « faire faire »», les prestataires doivent être capables de proposer des offres attractives, avec une évaluation jalonnée des résultats et un retour rapide sur investissement. Dans ces conditions, le BPO a de beaux jours devant lui. La preuve sur le marché du conseil et des systèmes d'information RH, trois appels d'offres sur cinq portent désormais sur des projets de BPO, et cela aussi bien auprès des entreprises franco-françaises que des multinationales, sur le marché de l'industrie que celui des services, dans le secteur privé comme dans le secteur public. Et ce bien que - pour des raisons juridiques et sociales évidentes - la fonction publique veille à externaliser certaines applications informatiques en évitant toute reprise de personnel.

Le business process outsourcing peut en effet intégrer, dans certains cas, le transfert d'une partie des équipes des ressources humaines de l'entreprise cliente vers son prestataire. Ce dernier doit alors être capable d'intégrer des équipes ayant une culture bien différente des équipes de consultants et ingénieurs, avec des contrats et des conventions collectives substantiellement différentes de la convention Syntec, régissant le secteur informatique. II doit également maîtriser l’ingénierie sociale de ce type d'opération, notamment la consultation des instances représentatives du personnel et l’évolution des carrières. Mais cela ne suffit pas encore pour assurer le succès de l'opération. La réussite d'un BPO repose avant tout sur l'expertise du prestataire dans trois domaines : sa compétence métier, bien entendu, qui légitime son offre. Mais aussi l'organisation et la mise en place de processus RH et financier et, enfin, la maitrise des systèmes d'information.

La mise en place d'expertises très pointues
De plus, un business process outsourcing doit effectivement répondre aux deux objectifs visés par les entreprises : réduire les coûts tout en améliorant la qualité de service. Ce qui passe nécessairement à la fois par des logiques de mutualisation des processus, d'offre de services spécifiques (la gestion du plan de formation) et par la mise en disposition d'expertises très pointues. Dans ces conditions, le BPO ne doit pas faire peur ! II s'agit là d'un moyen de répondre aux enjeux à court et moyen terme de l'entreprise dès lors que l'on analyse l'ensemble de ses composantes. II doit être vu comme une opportunité au regard des exigences économiques et organisationnelles. Gageons que les prochaines années démontreront que les craintes face à la mise en place de BPO resteront derrière nous grâce à l'effort soutenu que nous devons réaliser aussi bien sur les dimensions économiques que sociales.

Pour en savoir plus

  • « Externalisation des RH : guide pratique et questions clefs », Thomas Chardin et Patrick Bouvard, Editions d'organisation, 151 pages
  • « RH, les leviers de la performance : redéfinir, développer et piloter la performance RH », Patrice Galambert, Editions d’organisation, 135 pages

Source : L’Expansion, Les citations du management, Le regard de Logica Management, Stéphane Zouari, directeur à Logica Management Consulting, juin 2009.

mercredi 6 mai 2009

12 Modes of IT Outsourcing.

Value-added Outsourcing. Co-sourcing. Business Process Outsourcing.
Shared Services. Offshore Outsourcing . Joint Venture.
There are many sourcing options now available. It is useful at this point to spell out the major ones, and make some comment on their track record. Be aware that while some practices have better track records than others, much depends on the quality of risk mitigation and management practices put in place to run them. Selective outsourcing tends to be the lower risk option, while total outsourcing (80% or more of the IT budget with the market) is really best done by an organization that has matured its ability to manage large-scale outsourcing. Twelve options are now discussed that can be used selectively, or as part of a total outsourcing deal:
1. Transitional outsourcing – handing over legacy systems to enable in-house focus on building the new IT world. Generally an effective, low risk use of the market.
2. Value-added outsourcing – combining client and vendor strengths in order to market IT products or services commercially. Nice, logical idea, but in practice such components of a larger IT outsourcing deal have been too small too attract priority attention. Moreover, implementation looks a lot less attractive when it is realized that it requires nine times the initial development costs to commercialize a product/service, and there are no guaranteed paybacks in a competitive market.
3. Equity holdings – has a mixed record.
4. ‘Co-sourcing’ – a term coined by EDS whereby the supplier takes over an activity, or works with a client on it, and gets paid for improvements in the client’s business results. Again a mixed record because many factors can affect supplier performance that may well be out of its control; also, suppliers’ cultures have not always been set up to work in this way.
5. Multiple suppliers – the preferred option by most client organizations. It follows a ‘horses for courses’, ‘best-of-breed’ logic and spreads risk. At the same time there are additional transaction and management cost incurred by taking the multiple supplier route. Probably needs each supplier to be managed individually, as companies like BP Exploration and Dupont have not always found suppliers managing each other the most productive arrangement.
6. Spin-offs – creating a separate company out of an effective IT function, and allowing it to sell its services on the open market, as well as back to the original host company. EDS grew out of General Motors in this way. With a Dutch software house, Philips created Origin that proved fairly successful during the 1990s. The general record is not a good one, however. It takes a lot of new marketing, customer-focused and financial skills to commercialize an IT department, and the market is very competitive indeed for those with no previous track record.
7. Application service provision/‘netsourcing’ – renting applications, services and infrastructure over networks. Web services are the potential means to an expansion in this market, although its development was put on hold during the recession beginning in late 2000. Once the technology is sorted out, and suppliers can find a winning business model that will attract customers on an upswing in the economy, or can find ways of cutting customer costs dramatically and reliably, we anticipate this is a real one to watch for the medium-term future.
8. Business process outsourcing – in cost-pressured economies, a fast-growing market in 2002/3 because of the latent cost reductions inherent in streamlining indifferently managed back-offices and business processes and applying IT to the result. However, the market is still developing, with some good niche players and start-ups, but no one supplier yet looks able to service all a customer’s business process needs. Beware of supplier claims here, since many have been all too quick to jump into a potential growth area in an otherwise weak IT climate. Check that the marketing is matched by capabilities.
9. Backsourcing – bringing aspects of IT back in-house after originally outsourcing them. Thus Lend Lease Corporation brought back aspects of systems development several years into a long-term deal with IBM Global Services. East Midlands Electricity actually cancelled its 1992 12-year deal with Perot Systems in 1999, taking advantage of a clause permitting cancellation in the event of a merger (it merged with Powergen that year). From 1995 it had redefined the importance of IT to the business and began re-building its in-house skills. More often there is a steady creep back, as a result of changing requirements and contexts, or from a realization that the activity was in fact better positioned in-house all along.
10. Shared services – for example in accounting services or e-procurement exchanges. Here, several customers identify a non-competitive area worth outsourcing together to the same supplier. Thus, seven oil companies outsourced accounting administration to Accenture, based in Aberdeen, Scotland. The aim here is to achieve significant cost reductions through economies of scale.
11. Offshore outsourcing – sometimes billed as ‘cheaper, quicker, better’, suppliers in this market have been moving aggressively, with India cornering over 80% of the revenues by 2002, but with Russia and China, amongst others, beginning to position themselves to take more of the market. Initially focused on programming and low-level technical activity in which offshore economies had a significant labour cost advantage, the bigger players show an ability to move up the IT value chain quickly, including developing high quality technical skills bases. Management and transaction costs can be higher with this form of outsourcing, however. Some companies have already established ‘nearshore’ operations in customer countries, while some IT suppliers and customers have themselves established facilities in developing economies. Definitely one to watch and think about.
12. Joint venture – client and supplier establishing a third entity through which to resource and share risks and rewards. As one example, FI Group and the Royal Bank of Scotland established the jointly owned First Banking Systems in 1999. It was given a budget of £150 million over five years to develop commercial software and manage IT planning and architecture. It was actually terminated in 2002. In 2001/2 in the business process outsourcing market Xchanging took a modified model and created four enterprises with three clients to commercialize their back offices. Our own studies of these show an effective set of results over the first two years of operation.

dimanche 3 mai 2009

DRH en temps de crise

Ci-dessous un lien vers une présentation PDF sur le "DRH en temps de crise" trouvée sur le site de CEGID et élaborée par le cabinet Althéa Groupe.

La dernière slide recommande au "DRH de demain de poursuivre la recherche d’externalisation de certaines activités."



Source : "Ensemble, Concrétisons vos ambitions" pour CEGID, Olivier Laurent, 11 mars 2009.

La DRH doit-elle externaliser la gestion de la formation ?

Comme d'autres directions opérationnelles, les DRH se déchargent de l'“ administratif ” par souci de rentabilité. Elles préservent cependant la conception et l'élaboration de leurs plans de formation.

Gérer les étapes administratives du droit individuel à la formation (DIF), des plans de formation, des contrats de professionnalisation et, bientôt, celles qui découleront du projet d'accord sur la portabilité du DIF représente pour les services des ressources humaines des opérations complexes et chronophages. Soucieux de rationaliser ces opérations, les grands comptes et une part croissante de PME mettent en place des solutions de gestion de formation – SAP, Oracle, ADP, Cegid, HR Access, Cegedim, Sage, etc. –, qu'ils choisissent d'externaliser totalement, en partie ou pas du tout. Quels sont les facteurs qui influent sur la décision de préserver cette gestion en interne ou de la confier à un prestataire extérieur ? Selon Pascale Boyaval, responsable marketing du système d'information des ressources humaines (SIRH) chez Cegid, “ le choix est souvent imposé par la taille du service RH de l'entreprise et par son existant technologique. Lorsque les solutions sont obsolètes, qu'elles ne sont pas centralisées ou lorsque les entreprises ne disposent pas, en interne, de compétences spécifiques à la gestion de la formation, elles choisissent de plus en plus souvent d'externaliser cette activité ”. D'ailleurs, à en croire une étude menée par Markess International, cette tendance ne devrait cesser de croître puisque, en 2009, 42 % des entreprises devraient faire appel à un prestataire extérieur contre seulement 17 % aujourd'hui.


Un curseur placé différemment selon les entreprises
“ Comme la paie, nous estimons que la formation est trop stratégique pour la confier à un tiers ”, déclare Anne Caulliez, responsable de la formation dans le groupe Nexity George V Gestion, promoteur immobilier. Un avis partagé par la Sade, spécialiste des réseaux d'eau et d'assainissement et filiale de Veolia Environnement, qui délègue l'équivalent de quatre personnes et demie, sur les 20 salariés du service ressources humaines, à cette activité. “ Ces collaborateurs sont chargés de gérer tout le processus de gestion du plan de formation, depuis l'identification des besoins de l'entreprise et ceux des salariés jusqu'à l'élaboration et l'évaluation du plan ”, souligne Pascale Boyaval. Ce processus impose des tâches aussi diverses que la saisie des entretiens annuels de fin d'année, le choix des stages, la recherche des financements ou l'élaboration des budgets intégrant le coût pédagogique, ainsi que la gestion des coûts annexes liés à la logistique. En aval, la gestion du suivi des formations recouvre la gestion des convocations, de l'absentéisme, la facturation auprès des organismes de formation et la demande de prise en charge auprès des OPCA (organismes paritaires collecteurs agréés). L'aspect technique de gestion des solutions informatiques correspondantes ne doit pas être non plus négligé, notamment lorsque le paramétrage et les mises à jour sont réalisés par l'entreprise elle-même. Bref, autant d'actions qui obligent les entreprises à disposer de ressources internes dédiées, au service RH comme à l'informatique.


Or certaines entreprises, aux services RH souvent restreints, ne souhaitent pas monopoliser leurs collaborateurs à temps plein sur des opérations gourmandes en temps et sans aucune valeur ajoutée. “ Pour assurer les tâches administratives de quelque 3 000 contrats annuels de professionnalisation, nous avons choisi de nous adosser au groupe Cimes (spécialiste en externalisation des processus de gestion de la formation professionnelle – NDLR). En amont de notre back office, ce prestataire assure le montage de tous les dossiers de formation, les inscriptions, la planification et jusqu'aux sessions de formation. Les convocations, annulations de cours, transports, relances, absences, locations de salles et suivis des stages réalisés sont gérés par le back office de Carrefour en partenariat avec le centre de services de Cimes ”, explique Jérôme Gantin, directeur de la formation de Carrefour Hypermarchés France.

L'économie potentielle ne peut être le seul moteur
Pour le loueur de véhicules industriels Fraikin, l'externalisation va plus loin. “ C'est toute la gestion de la formation que nous avons choisi d'externaliser. En mutualisant de la sorte les back office de formation de toutes les entités du groupe, nous gagnons en productivité. Nous disposons également d'informations de reporting qui nous donnent une bonne vision de l'état d'avancement et des résultats de nos plans de formation, ce que nous n'avions pas auparavant, indique Alain-François Pialat, DRH du groupe. Et puis, avoir recours à un prestataire extérieur nous oblige à nous poser les bonnes questions et à mieux analyser ce que nous attendons des formations. ” Avec un taux de présence aux stages de 100 %, Fraikin avoue ne jamais avoir enregistré un tel résultat du temps de la gestion interne de la formation. “ En revanche, mettre en œuvre une politique d'externalisation pour gagner de l'argent n'est pas le bon moteur, souligne ce DRH. Le ticket d'entrée d'une telle démarche est loin d'être négligeable et la comparaison avec les coûts de gestion interne, non chiffrés, est impossible. ” Autre prestation aisément externalisable enfin : la formation ponctuelle de grand volume. Aujourd'hui, les grosses entreprises ont souvent recours à un prestataire extérieur qui assure l'intégralité de la mise en place d'une formation réalisée sur un laps de temps relativement court, incluant plusieurs centaines de personnes et portant sur un point précis tel l'aspect commercial ou technique.


Toutefois, réussir son externalisation oblige l'entreprise à prendre quelques précautions. Bien choisir son prestataire, interroger ses références, s'assurer de sa pérennité et étudier précisément son niveau de services sont les conseils des directeurs des ressources humaines interrogés.

Accompagner les acteurs internes dans le changement
Il faut ensuite définir les responsabilités de chacun et fixer ce qui relèvera de l'entreprise cliente et ce qui sera du ressort du prestataire. Ce dernier devra, par exemple, fournir régulièrement des rapports qui renseigneront sur les taux de présence, sur la qualité et la pertinence des formations ainsi que sur la progression des stagiaires. “ Il est important aussi de nommer en interne un chef de projet chargé de gérer la mise en place de la prestation et d'assurer le suivi du contrat ”, insiste Franck Morcant, directeur général de groupe Cimes. Enfin, souvent perçue comme une stratégie qui bouleverse les missions des collaborateurs des RH et comme une potentielle politique de réduction d'effectifs, la mise en place d'une externalisation doit être accompagnée d'une conduite du changement impliquant la totalité des acteurs informatiques, la comptabilité, les RH et opérationnels concernés par les nouveaux processus organisationnels. Il est essentiel de présenter les avantages à utiliser de tels services, de rassurer les collaborateurs RH et de leur exposer leurs nouvelles missions. De l'avis de Jérôme Gantin, “ une externalisation ne se décide pas, elle se construit ”.


Une croissance de 147 % en deux ans

L'essor de la gestion de la formation tient à l'évolution constante des réformes de la formation (31 %), à la mise en place de la gestion des compétences (20 %), aux évolutions technologiques (15 %) et d'effectifs (10 %), aux départs massifs en retraite (9 %) et à la maîtrise des coûts (9 %).

Pour


  • Allège toute la partie administrative du service ressources humaines.

  • Intègre toutes les évolutions réglementaires et législatives sans se soucier des mises à jour des logiciels assurées par le service informatique.

  • Est adaptée aux grandes volumétries de formation.

  • Gère la flexibilité. Intéressant lorsque les actions de formation DIF sont réalisées sur de courtes périodes dans l'année.

  • Permet un gain de productivité.

  • Consolide la totalité des besoins en formation émanant de l'ensemble les filiales des sociétés.

  • Fournit des synthèses donnant une vision globale utile pour une meilleure gestion.Administre la relation avec les OPCA.

  • Gère la facturation des organismes de formation.Permet un contrôle et une meilleure maîtrise des coûts.

Contre


  • Généralement onéreuse, surtout la première année en raison des ajustements initiaux (récupération de données, paramétrage…).

  • Risque de divulgation du plan de formation, potentiellement indicateur de la stratégie de l'entreprise.

  • Interfaçage difficile du logiciel externalisé avec le reste du système d'information de l'entreprise.


Elle externalise : Guillemette Thekal (RFO) : “ nous n'avons plus à nous soucier des évolutions réglementaires ”


“ Il y a un an, nous avons choisi d'externaliser notre solution Gestform de Cegedim SRH jusqu'alors gérée par nos services RH et informatique. D'une part nous souhaitions ne plus avoir à nous préoccuper des mises à jour du logiciel, opération assurée en interne par un ingénieur du service informatique. De l'autre, nous étions réticents à acquérir un nouveau serveur, investissement devenu indispensable pour implémenter la nouvelle version de l'outil. Or, même si l'externalisation a un coût, la mise de départ était moins onéreuse. En effectuant cette démarche, nous n'avons plus jamais à nous soucier des évolutions réglementaires et législatives, intégrées de façon transparente dans le service de maintenance du produit. Par ailleurs, nous pouvons accéder à la plate-forme depuis n'importe quel poste dès lors que la personne détient les droits d'accès. Cette délocalisation permet à la fois de décentraliser l'accès à la plate-forme tout en centralisant toute la gestion du plan de formation ”.
RFO


Elle n'externalise pas : Anne Caulliez (Groupe Nexity George V Gestion) : “ comme la paie, nous avons choisi de gérer notre formation en interne ”


“ Dans le cadre de la mise en place de notre processus de gestion de la formation, nous avons choisi le logiciel Formation de Cegid pour compléter notre logiciel de paie. Trois personnes gèrent aujourd'hui la formation au sein de notre service RH, et cela pour le pôle logement uniquement. Dans le cadre de leur mission, ces trois collaborateurs intègrent dans le logiciel les entretiens annuels de fin d'année, le nom des stages, le nombre de jours, le total d'heures, le coût pédagogique, les frais d'hébergement, de transport, de restauration et la masse salariale. A l'issue de cette opération, l'outil calcule le coût global de la formation et consolide toutes les demandes par service. Intervient alors la seconde phase du processus : le “ plan de formation ”. Le logiciel assure dans ce cadre la gestion de tous les stages et administre toutes les convocations, conventions, feuilles d'émargement et factures. Il intègre également en charge la déclaration fiscale. ”
Groupe Nexity George V Gestion


Source : 01 Net, 01 Informatique, , le 08 mai 2008.

vendredi 24 avril 2009

Redonner du sens aux indicateurs de performance RH

Mardi 12 mai, de 9h30 à 13h, un des groupes de travail de l'ANVIE portera sur
"Comment renforcer la contribution des fonctions RH externalisées ou décentralisées à la performance globale de l’entreprise ?"
Recrutement, paye, formation, l'offre des prestataires permet aujourd'hui d'externaliser un très grand nombre de fonctions RH. Comment renforcer le lien entre les dispositifs proposés par les prestataires avec la stratégie RH définie au sommet ? Alors que l’alignement des politiques RH avec les objectifs business a entraîné une forte décentralisation de l’organisation de la fonction, comment homogénéiser les process RH souvent internationalisés ?

Source : Retrouvez l’ensemble des activités de l’Anvie sur son site ou dans ce pdf. Pour obtenir des infos par mail, cliquer ici.
Animateur scientifique :
  • Charles-Henri D’ARCIMOLES, Professeur agrégé en sciences de gestion, Université Paris I – Panthéon Sorbonne
Intervenants :
  • Michel KALIKA, Professeur en management et en systèmes d’information et directeur de L’ ECOLE DE MANAGEMENT DE STRASBOURG
  • Anne MARION BOUCHACOURT, Directeur des ressources humaines groupe, SOCIETE GENERALE
  • François NOGUE, Directeur des ressources humaines groupe, SNCF

vendredi 17 avril 2009

Outsourcing le Noeud Gordien des ressources humaines

Je vous invite à consulter le dossier sur la relation client à distance qui adresse par certains aspects les problèmatiques tant de l'externalisation que celles de la gestion des ressources humaines.

Extrait


"Par-delà les scories de pratiques aussi instrumentalistes que déresponsabilisantes, l'externalisation reflète aujourd'hui une vraie démarche partenariale entre l'entreprise et son prestataire. Capacité d'investir, prise en compte des nombreuses opportunités de la sous-traitance, définition des finalités sont autant de symptômes de professionnalisation. Une pierre d'achoppement toutefois, et pas des moindres : les ressources humaines. Derrière les discours lénifiants, la réalité sociale détonne encore."

Le suite sur



Source : e-Marketing.fr, Marketing Direct N°47, Muriel Jaouën, 01 juin 2000.

Externalisation: davantage de contrats, mais de moindre importance



Même si de gros contrats de sous-traitance ont encore été conclus en 2008, Gartner distingue une tendance nette à une scission en plusieurs contrats de moindre valeur.


Comme de plus en plus d'entreprises cherchent leur salut dans un 'sourcing' sélectif et veulent en garder un meilleur contrôle, la valeur moyenne des contrats diminue. Leur durée moyenne régresse aussi, selon les analystes du cabinet d'études Gartner.


Pour Gartner, il existe une nette tendance à scinder les gros contrats en plusieurs plus petits. Ces dernières années, il y a eu une forte augmentation des contrats inférieurs à 50 millions de dollars, mais aussi un net recul des contrats supérieurs à ce montant.


Entre 2000 et 2006, les méga-contrats (d'1 milliard de dollars au moins) atteignaient annuellement les 28 milliards de dollars. En 2007 et 2008, on en est revenu respectivement à 12 et 17 milliards de dollars, sans pour autant que le nombre de contrats d'1 milliard de dollars au moins diminue: 12 en 2008 et 10 en 2007. Le plus important contrat de sous-traitance (IT et/ou BPO) en 2008 avait une valeur de 2,5 milliards de dollars. 2008 fut aussi la première année, au cours de laquelle un fournisseur de services IT indien a pêché le plus gros poisson...


Pour 2009, Gartner table dans un premier temps sur un ralentissement du nombre de contrats signés. Ses raisons sont prévisibles: des budgets IT plus spartiates fin 2008 et une dépense seulement progressive des budgets IT au début de cette année.




Source : Data News, Kristof Van der Stadt, 16 avril 2009.

Externalisation : 3 questions à Jacques Attali


Externalisation, dynamisme du secteur de l'édition logicielle en France, conditions de création de géants du logiciel en France et en Europe... L'analyse de Jacques Attali, président de la Commission sur la libération de la croissance (CLCF), président de PlaNet Finance, ancien conseiller spécial de François Mitterrand mais aussi administrateur de l'éditeur de logiciel français Netfective Technology.

Source : Le Journal du Net, 12 septembre 2007.

mardi 14 avril 2009

La fonction RH dans la crise : faire faire pour faire face

"Une crise comme le monde n'en a jamais connu depuis un siècle" !

Et il n'y a aucune raison pour que la fonction RH y échappe. Dans un contexte récessif, les changements en cours entraînent pour l'entreprise, et donc pour sa DRH, une recherche d'une plus forte efficacité. Cette exigence d'adaptabilité nécessite des décisions rapides devant entraîner tant un accroissement de la contribution de la fonction à la performance globale, qu'une flexibilité accrue des coûts de la fonction à l'activité de l'entreprise.

Une récente étude(1) du Cabinet Hewitt Associates confirme d'ailleurs que les politiques RH et l'organisation de la fonction RH seront dans les prochains mois la priorité pour les entreprises.

Pour faire face à la crise, l'externalisation de certaines activités RH constitue une des solutions les plus appropriées.

En effet, confier durablement à un partenaire spécialisé les tâches RH complexes, critiques et chronophages, bénéficie d'un triptyque d'avantages anti-crises : dégager 20% économies, flexibiliser 80% des coûts, sécuriser 100% des basiques de la fonction et, par corollaire, se consacrer vraiment à l'essentiel.
Réduire les coûts en maintenant son niveau de service et de qualité, demeure un objectif prioritaire des Directions générales. La fonction RH est à ce titre logée à la même enseigne que toutes les fonctions opérationnelles de l'entreprise. L'externalisation auprès d'un prestataire de service permet objectivement de diminuer d'au moins 20% les coûts complets de l'activité RH que l'on envisage d'externaliser, grâce aux économies d'échelles permises par les effets conjugués de la mutualisation et de la spécialisation du prestataire externe.

Passer par un fournisseur permet de flexibiliser également sa structure de coût, de passer de frais fixes internes à une facture commerciale variable correspondant à la prestation exactement et effectivement consommée. Il s'agit bien de payer uniquement ce dont on a besoin. Avec l'externalisation, la fonction RH développe ainsi une agilité économique, une prévisibilité et une linéarité quasi parfaites de ses coûts.

Pourquoi faire ce que d'autres font mieux que moi et pour moins cher ? Bien évidemment, il ne s'agit absolument pas d'externaliser les RH mais bien les contraintes inhérentes à leur administration -qu'elle concerne la paie, les déclarations sociales, le recrutement ou la formation, en faisant appel à un expert du sujet qui soit un véritable partenaire de l'entreprise sur la durée.

L'externalisation doit être appréhendée d'une part comme un support technique, logistique et administratif au service de la DRH ; d'autre part comme un recours indispensable à une logique de compétences, de conseils et d'appuis au service du sens portée par la fonction RH.

L'externalisation représente pour un DRH l'opportunité de verrouiller la performance des basiques de son domaine de responsabilité pour se positionner progressivement sur le développement durable des contributions individuelles et collectives au service de la croissance de l'entreprise.

En période de turbulences, l'externalisation RH permet de concentrer les énergies sur les missions à forte valeur ajoutée :

  • Mobiliser les talents en donnant du sens à l'action et aux changements à venir de l'entreprise ;
  • Accompagner les managers dans la gestion des équipes et des personnes en période de crise, au plus proche du terrain, en véritable partenaire opérationnel parfaitement inscrit dans la chaîne de valeur de l'entreprise ;
  • Contrôler la performance de la fonction, en continue et sur la durée, tant qualitativement qu'économiquement.

L'externalisation RH n'est donc pas qu'une réponse tactique à un problème financier ou opérationnel ponctuel. L'efficacité de l'externalisation prend toute sa pertinence quand elle est appréhendée dans une logique de long terme, pour répondre aux problématiques stratégiques de la fonction RH. L'entreprise bouge, devient poreuse et modulaire. Un nouveau contexte de marché, de nouvelles formes de concurrence, de nouvelles compétences... tout ceci demande de nouvelles formes organisationnelles. L'externalisation, en changeant le paradigme existant avec l'organisation RH en place, doit permettre à la fonction de participer pleinement à la mutation des entreprises, en véritable business partner.

Source : RH Info, Thomas Chardin, Avril 2009.
(1) Enquête flash menée auprès de 75 entreprises, toutes tailles et tous secteurs confondus en novembre 2008 : "La crise financière - quelles conséquences RH ?".

lundi 13 avril 2009

Special Report: HR Outsourcing — Back to Basics

Once the king of the HRO mega-deal, Hewitt Associates is now doing business on a smaller scale, reflecting a broader industry shift. By Jessica Marquez


Jim Konieczny likes to refer to the mid-2000s as the "euphoric period" for HR busi­ness process outsourcing.


In June 2004, Hewitt Associates acquired Irvine, California-based outsourcing company Exult for $690 million. Overnight, the Lincolnshire, Illinois-based consulting and benefits provider became the goliath of the fast-growing HR business process outsourcing market. Within months of the acquisition, Hewitt closed almost $1 billion in deals with 10 big-name companies, including Mar­riott, PepsiCo and Sun Microsystems.
"Everyone was talking about HR BPO and how big it was going to be and how great it was and that it was worth jumping into right now," says Konieczny, senior vice president of multiprocess HRO at Hewitt.


But then it came time to implement the deals, and the mood within the market drastically changed as providers realized they might not be able to fulfill the duties required in the contracts they had signed.


During the next three years, employers including Wachovia and NiSource brought their HR processes back in-house while others struggled with implementation delays and rising costs. In 2007, it became routine to hear about HRO pro­viders turning down pro­spective clients because they were too bogged down with making existing contracts work, analysts say.


No company is more familiar with these challenges than Hew­itt. Once the industry leader, the company now places fifth in terms of market share behind IBM, Accenture, ACS and Convergys, according to AMR Research.


In the past couple years, Konieczny and his colleagues have been renegotiating contracts with buyers and fixing the business model of the deals. In fiscal 2006 and 2007, the company’s HR outsourcing business saw total losses of $918.6 million.
But today, Hewitt is back in business, albeit on a smaller scale. No longer is the company saying yes to any big deal that comes its way. Instead, it’s being selective and looking to be the outsourcer for a more core HRO offering that centers on benefits administration, workforce administration and payroll for North America- and U.K.-based companies.
"We have learned that it is hard to be all things to all people," says Robyn Sweet, vice president of multiprocess HRO solutions. "When you are delivering 10, 11 or 12 processes, it’s hard to be great."
And Hewitt’s back-to-basics approach to HR outsourcing may very well be the new face of the industry, experts say.
"We have learned that it is hard to be all things to all people. ... There were
certainly discussions about not taking all of these clients on, but we wanted
desperately for the [Exult] acquisition to be successful. And they were great
clients with strong brand names."

Robn Sweet, VP of mulitprocess HRO solutions, Hewitt
"The days of the business transformation outsourcing deal are probably dead," says Neil McEwen, managing consultant at PA Consulting. "No one has the time to go through that whole effort."

That means buyers are looking to outsource one or two HR processes at a time rather than sign a huge HR outsourcing deal that involves 10 processes to one provider, he says.


For Hewitt and other pro­viders, the fact that buyers are more cautious could be a good thing, says Jason Corsello, a vice president at consulting firm Knowledge Infusion.


"Hewitt shot to the moon and had a very hard fall back to reality," Corsello says. "Now the question is, where do they go from here?"


What went wrong
Even in the months after the Exult acquisition, Hewitt executives knew there were problems with some of the deals being signed, Sweet says.



"There were certainly discussions about not taking all of these clients on, but we wanted desperately for the acquisition to be successful. And they were great clients with strong brand names," she says.

So Hewitt said yes to everyone, resulting in multiple deals that required various levels of customization, Konieczny says.


"In many of those deals, the buyers were saying, ‘This is what we need; you guys build it like this,’ " he says. "But when we looked at what we had, we found that we had a lot of deals that were like 31 different flavors of ice cream, and they all needed to get done."


The major problems with the early deals, which are known as "lift and shift" because the providers essentially lifted the client’s operations and people and shifted them to their own centers, was that they weren’t scalable, says Mike Wright, senior vice president of HRO sales and marketing at Hewitt.


On top of that, the language in many of the contracts often was vague, meaning that providers would find themselves in charge of duties that they didn’t know were supposed to be part of the contract. That happened with Hewitt, Wright says.
"There was obviously disappointment about the financial
performance, but the mind-set was always that we have to fix this. It was too intertwined with our other businesses."
Jay Rising, president of HRO, Hewitt
One issue with the early HR outsourcing contracts was sweep clauses, which essentially said the providers would be in charge of "all other things" included in the HR role, Wright says.


"Those ‘all other’ provisions became things like planning birthday parties for executives, because that’s what HR used to do," he says.


Vague contract language and sweep clauses were a problem that ended up plaguing all providers, says Lowell Wil­liams, executive director, human resources advisory services at Equa­Terra, a Houston-based sourcing advisor.


"Some of those clauses went way off track," he says. "Usually when you hear people talk about them, the discussion is preceded by some profanity."


By the summer of 2006, it was clear to Hewitt executives that they had a problem. That June, the company announced that Bryan Doyle, president of the HRO business, was leaving and CEO Dale Gifford was retiring.


By August, the company announced a third-quarter net loss of $202.2 million, or $1.88 diluted loss per share, compared with net income of $33 million, or 31 cents per diluted share, a year earlier. This loss included a $249 million pretax noncash charge related to the company’s HRO business. That charge included a $70 million loss provision based on the expectation that one-third of its 2005 contracts and two earlier contracts would lose money.


It was then that Konieczny, who at the time was Hewitt’s HR outsourcing operations leader, took over the multiprocess HRO division to help fix it. First on his list was to figure out which contracts were in the most trouble and see if they could be salvaged.


"We found about eight to 10 agreements that if we couldn’t fix them, it was time to fold the tent," he says.


But getting out of HR outsourcing wasn’t really an option for Hewitt, because those clients also were either benefits clients or consulting clients, says Jay Rising, who joined Hew­itt as president of its HRO business in May 2007.


"There was obviously disappointment about the financial performance, but the mind-set was always that we have to fix this," he says. "It was too intertwined with our other businesses."


Starting in late 2006, Konieczny set out to renegotiate one-third of the company’s contracts that had been identified as the biggest problems for the firm.


"I would basically go in and say, ‘This thing needs a tourniquet,’ " he says. For the most part, buyers understood the depth of the troubles and were willing to renegotiate contracts.


Mark Azzarello, who at the time was director of HRO operations at International Paper, remembers Konieczny being frank about the company’s position. International Paper signed a 10-year end-to-end HR outsourcing deal with Exult in 2001. While the deal wasn’t one of the problem contracts, Hewitt wanted to change a few things.

"In many of those [early] deals. the buyers
ere saying, 'This is what we need; you guys build it like this.' But when we looked at what we had, we found that we had a lot of deals that were like 31 difference flavors of ice cream, and they all needed to get done."
Jim y, senior VP of mulitprocess HRO, Hewitt

Under the initial agreement, Hewitt agreed to maintain International Paper’s service center in Memphis, Tennessee. But when Hewitt started having issues, it asked International Paper if it could consolidate operations into its center in Houston.

But Azzarello wasn’t happy with the transition’s progress. "They had a great project plan, but there was a lack of execution," he says. "They addressed our concerns, but not without a lot of involvement from us."
Renegotiating and fixing problem contracts while continuing with day-to-day business was a challenge for Hewitt, Wright says. And the timetable was tight. "We were taking huge write-downs," Konieczny says. For fiscal 2006, Hewitt reported a net loss of $115.8 million, which included $264 million in charges related to the HR outsourcing business.
By April 2007, Konieczny had renegotiated the majority of deals that needed to be fixed. "We kept all of the deals that we wanted to," he says. And even clients that Hewitt lost on the HR outsourcing side, such as Wachovia, decided to keep their benefits administration with Hewitt.

Rebuilding a business
Today, Hewitt’s HR outsourcing contracts look very different from those signed during the "euphoric period," Konieczny says.
For one, the company has metrics in place it checks on a monthly basis, he says. "For example, we check our implementation costs monthly and make sure that [they track] it tracks against the deal model and goals," Konieczny says.
Hewitt’s overall HR outsourcing model is much more standardized than before, Sweet says. The days of agreeing to do everything a buyer might want are over.

"Right now we are more focused on selling upfront a standard scope of services with standard service level agreements and standard HR technology," she says.

Yet Hewitt still offers customization to clients, Sweet says. "It just means that we will price it in," she says.

If clients want Hewitt’s call center support to handle calls on a specific topic that is out of scope, Hewitt can add that into the contract.

The core Hewitt HRO offering centers on workforce administration, payroll, benefits and the customer service and technology surrounding those functions. Hewitt will no longer offer full-scale recruitment process outsourcing, but it will provide some back-end administrative services that support recruiting, Sweet says.

And Hewitt is focusing on prospects that are based in English-speaking regions. "We are looking for deals initiated out of the U.K. and North America," Wright says, noting that these companies may have employees in other locations. "That is the business model and scale that we feel we can deliver on."
While three years ago Hewitt’s approach was to sell the concept around an end-to-end HR outsourcing deal, today the company is more focused on one or two processes at a time.

"It is so much easier to do one process at a time," Rising says. "You don’t need board approval. It’s better for everyone in this environment."

Hewitt also has further integrated its consulting services into its BPO offering, a move clients welcome.

"When Hewitt and Exult merged, we anticipated that Hewitt’s consulting would be part of the BPO offering," says Azzarello of International Paper. "But that never happened. In fact they, like many of the providers, drew clear lines in the sand between consulting and BPO instead of integrating them."

That was never Hewitt’s intention, Wright says. But integrating consulting expertise can be challenging, and Hewitt was busy fixing its financials, he says. Today, consulting on issues such as performance management (through an arrangement with SuccessFactors) and change management are all part of Hewitt’s HRO offering.

"This will now be our offering out of the gate," Wright says.


Looking forward
Despite a widespread belief among analysts that Hewitt is going to go back to its core business of benefits administration, executives insist they are going after new HR outsourcing deals.


"This is a $600 million book of business; of course we are in this business," Konieczny says. "But I’m not going to sign 10 deals. That’s a capacity issue. If they came to me, I wouldn’t do them."

Instead, Hewitt is selling BPO to existing clients to see if they want to add more processes, Wright says. "Frankly, we aren’t seeing a lot of RFPs out there," he says, noting that he has seen fewer than 12 requests for proposals in the past year.

But Hewitt has had recent success. Late last year, the company renewed its HR outsourcing contract with BP—an Exult deal. In 2006, BP announced it wasn’t going to renew the contract, but then reversed that decision. Sources say, however, that the agreement is scaled down from the original end-to-end contract. Hewitt also expects to sign one or two more deals in the next several months.

While the market has slowed from the frenetic pace of four years ago, there are deals happening. As of July 2008, there were 22 large-market HR outsourcing deals, compared with 33 in July 2007, according to AMR Research. "Deals are getting done, but they are more transactional deals rather than the full-scope deals we used to see," says Phil Fersht, an analyst with AMR Research.
Analysts don’t think the days of the big HR outsourcing deal are dead; those contracts are just fewer and far between.


"Single-process outsourcing deals are more attractive right now because there is an earlier payback in term of cost savings," says Helen Neale, an analyst in the London office of sourcing advisor NelsonHall.

The current economic crisis has buyers much more focused on the bottom line, and that means CFOs are often involved in discussions about HR outsourcing, Rising says.

For Hewitt, the end of the euphoric era for HR outsourcing means that deals today are centered on common sense—deals that Hewitt says it wants to win.

"The first deals were largely built on vision and aspiration because that’s what pioneers do," Wright says. "Now we have a much more solid base. We are probably in the teenage years of growing up."

Source : Workforce Management, 16 mars 2009, By Jessica Marquez.